Témoignage de Launy

Bonjour, je me présente je m’appelle Launy j’ai 30 ans, j’habite à Alès dans le Gard (30) depuis déjà quelques années j’ai une péricardite avec épanchement et j’ai eu aussi en même temps une défaillance viscérale totale.. Mon cœur était en train d’arrêter de battre en octobre 2021 .. Et depuis elle récidive..
Avant j’étais en très bonne santé, des petits soucis bronchiques par ci par là rien de grave..
je travaillais dans le médico sociale, j’étais veilleur de nuit avec les handicapés mentales et physiques , j’aimais mon travail et les résidents, mais aujourd’hui c’est fini.. j’ai dû être licencier pour inaptitude à mon poste.. j’ai tout perdu: ma santé, ma vie sociale, mon travail, tout.. Je me retrouve endetté .. et toujours traumatisé de ce qu’il a pu arriver et de voir tout ce que j’ai créé s’effondrer autour de moi cela ne m’aide pas.. J’ai de la douleur physique mais aussi psychique ce qui m’a amené à faire une dépression .. Ce qui est je pense logique quand on perd tout ce que l’on possède y comprit la santé..
Tout a débuté avec la vaccination COVID (PFIZER), je me suis battue avec mon employeur pour ne pas me faire vacciner, hélas, je ne voulais pas me faire mettre à pied, et être sans soldes.. Donc je me suis faite vacciner, 1ere injection ça allait j’ai été malade mais ça allait mais là 2nde était celle de trop..
je me sentais mal, des douleurs thoraciques du mal à respirer, je toussais beaucoup .. je suis allé à l’hôpital de ma région (Alès), ils ne m’ont pas prit en compte, m’ont renvoyé chez moi en me disant que c’était une bronchite que je devais aller voir mon médecin.. j’ai eu des traitements mélangés (Tramadol, dafalgan, topalgique, Izzalgi..) afin de soulager mes douleurs durant presque 1 semaine .. mais en vain..
Durant ma nuit au travail, j’ai eu des malaises, des douleurs à ne plus pouvoir rester à chercher ma respiration car j’étais essoufflée avec des vomissements.. je suis donc retournée à l’hôpital après mon service tôt le matin, mais cela ne l’est on pas plus alarmé.. Mon binôme était témoin ce soir-là, et me préparait des tisanes à la cannelle au thym, romarin, miel.. Mais mes employeurs n’ont pas fait passer ça en accident de travail mais en Arrêt Maladie, ce qui m’a valu toute la perte de salaire..
La nuit suivante, était la nuit de trop pour moi.., je ne pouvais ni rester coucher, ni rester assise je n’arrivais plus à respirer .. j’ai appelé le SAMU, mais ils ne se sont pas déplacés, ils n’en voyaient pas l’urgence.. je suis restée comme ça jusqu’à que ma mère vienne chez moi en milieu d’après midi (car je ne répondais pas au téléphone depuis un certain moment) et elle me retrouve la tête dans un seau en train en PLS j’étais clairement en train de mourir ..
J’ai été hospitalisé 1 nuit sur l’hôpital d’Alès et ne sachant pas quoi faire, mon fait héliporté avec le SAMU au CHU de Nîmes après tout ça je suis resté hospitalisé 1 mois et demi .. en Réanimation, soin intensif, néphrologie et pneumologue, j’ai subi des interventions lourdes.. j’ai eu des drains dans le dos pour me faire aspirer des litres de liquides placés dans mes poumons ils m’ont fait 4 fois l’intervention, j’ai eu des injections de nucléaires, des scanners j’en ai passé 38 exactement, des biopsie du foie.. Je vous laisse imaginer aussi les traumatismes que j’ai pu subir durant ce 1 mois et demi à être branchée partout dialyser par la nuque car j’ai fais de la rétention d’eau mes reins ne fonctionnaient plus…. Se faire placer une sonde urinaire par force car mon corps ne voulait pas coopérer, et je faisais de la fièvre et des infections dues aux cathéters, et être la plus jeune des services les plus graves me choquait énormément.. il y a eu une erreur médicale qui m’a fait perdre la motricité et la sensibilité de ma main gauche alors que je suis gauchère, je me plaignais tout les jours de ma douleur à la main dès le placement du cathéter, » mais vous comprenez je ne suis pas médecin » m’ont il dit.. C’est dans le service Néphrologie 15 jours après qu’un professeur a pris en compte ma douleur et m’a fait passer des dopler qui n’ont rien montrés mais quand je suis aller au service de trouble neuro musculaire passer des tests sur les résultats et comptes rendus on voit bien que le canal carpien a été touché et pas que .. et qui aujourd’hui m’handicape souvent.. Mes douleurs thoraciques et mes essoufflements aussi m’handicapent, je dois réadapter ma vie pour tout.. Je ne peux plus faire d’effort physique, je ne peux plus porter de charge lourde, je fais énormément d’asthme, j’ai essayé en 2022 de reprendre mon travail et cela n’a pas été long j’ai repris en Août 2022 en Janvier 2023 j’ai rechuté au point d’être encore hospitalisé.. En septembre 2023 j’ai eu l’accord pour avoir une RQTH et trouver un travail avec un poste adapté. Mais mon employeur ne voulait pas me laisser partir et me faisait espérer des maintiens de salaire me faisait des petites avances par ci par là et me disait que j’allais rembourser que cela aller être déduit directement sur ma paie mais cela n’a jamais existé. Cela à duré 2 ans, j’ai entamé des démarches, je suis allé à la Bourse du travail, contacté des avocats mais non cela n’avancé à rien.. Je ne pouvais pas travailler, j’étais sous contrat pour une entreprise, sans salaire et j’ai vecue des IJS.. ce qui m’a causé beaucoup de torts financier mais pas que.. J’ai dû être licencié le 7 Février 2024 pour inaptitude, après avoir demandé avec la médecine du travail un reclassement de poste car j’avais un CDI ça à été refusé.. Depuis j’essaie de me relever, de reprendre une vie professionnelle pour me sortir de la galère dans laquelle l’ETAT m’a fait plonger..
J’ai voulu attaquer l’hôpital en justice et demandé des dommages et intérêts pour tout ça, car grâce à leurs erreurs médicales j’ai quand même perdu ma main et subi bien plus de choses physiques comme psychologiques.. J’ai pu un peu récupérer ma main, mais celle- ci reste défaillante par moment, et j’ai des cicatrices sur le corps qui me rappellent chaque jour ce que j’ai pu vivre durant mon hospitalisation, chaque odeur me rappelle une scène, car je vais encore beaucoup à l’hôpital à l’heure actuelle car c’est réellement une maladie et non un virus.. Il fait de moi aujourd’hui celle que je suis.. Celle que je me force à devenir.. Car je suis une personne avec un handicap invisible..
Je témoigne aujourd’hui, car il doit y avoir beaucoup de personnes dans ma situation et qui n’osent pas parler, mais nous sommes des victimes de l’état et nous avons le droit d’être écouté.
Merci d’avoir créé cette association et merci de pouvoir donner la parole à des personnes comme nous.
Cordialement Launy LA FISCA